Canada

Notre capitale n’est pas Paris

Quand on dit qu’on part par la fin de semaine à la capitale, ça ne signifie pas Paris évidemment. Ici, la capitale c’est Ottawa.
Et donc la fin de semaine passée nous sommes allés découvrir Ottawa en compagnie de Morgane, Clémence et Anaïs : la dream team (équipe de rêve, traduction oblige en tant que « vrais » québécois), tu comprendras bientôt pourquoi !

Pour ces deux jours nous voyageons léger avec un sac à dos chacun. Au départ de Montréal en ce samedi matin, un car nous attend à la gare et nous emmène en 2h30 à Ottawa, juste assez de temps pour rattraper la courte nuit. À l’arrivée, un grand soleil nous accueille et ne nous quittera pas du séjour, en témoignent nos rougeurs.

Si quelqu’un t’a déjà parlé de la capitale canadienne, tu connais peut être déjà ses principales attractions que sont le parlement et le festival des tulipes qui débute le 11 mai. Devine quoi, c’est notre programme du week end !
Laisse moi donc t’emmener pour ce premier jour à travers la ville et ses bosquets de tulipes !

Une bonne journée de marche avec des sacs à dos pas toujours adaptés mais sous un soleil très agréable (il fait entre 12 et 20 degrés toute la journée).
Je débute la promenade avec une limonade fraîchement pressée et on se prépare psychologiquement à prendre des centaines, que dis-je ? des milliers de photos !
Témoignage…

Des tulipes
Des tulipes
Nous puis des tulipes
Des tulipes
Nous penchés devant des tulipes
Des tulipes devant une maison
Des tulipes devant une statue

Petit stop pour manger les délicieux sandwiches que Laury a faits la veille puis nous repartons en longeant le canal rideau direction nord.

Bon si j’arrête d’être de mauvaise foi, je peux te dire qu’on a vu de magnifiques tulipes, énormément de touristes et qu’on a pris notre temps pour déambuler entre les maisons dignes des films américains et les cyclistes qui nous « demandaient » de nous pousser en criant « head’s up! ».


Je fais ici un petit interlude car parler du festival des tulipes sans mentionner son origine serait un manquement et étant donné que d’autres personnes mieux renseignées que moi ont déjà étudié la question, je ne ferai que cette citation :

En 1940, l’invasion des Pays-Bas par l’armée allemande marque le début d’une occupation qui durera cinq ans. Les membres de la famille royale hollandaise sont alors évacués vers le Royaume-Uni afin d’éviter leur capture. Néanmoins, en raison de la menace de bombardements allemands, l’Angleterre ne constitue plus un refuge. C’est pourquoi la princesse Juliana, héritière du trône hollandais, et ses filles, les princesses Beatrix et Irene, partent pour le Canada et s’installent à Ottawa. En janvier 1943, Juliana donne naissance à sa troisième fille, la princesse Margriet Francisca, à l’Hôpital civique d’Ottawa. Le Canada déclare temporairement son lieu de naissance exclu du territoire canadien, afin que Margriet puisse prétendre à la nationalité et donc au trône hollandais.

À la libération des Pays-Bas par les alliés en 1945, la famille royale hollandaise rentre au pays. Peu de temps après, la princesse Juliana remet 100 000 bulbes de tulipes au Canada en remerciement du rôle déterminant joué par des soldats canadiens dans la libération des Pays-Bas et du refuge offert à sa famille pendant la guerre. L’année suivante, elle envoie 20 500 bulbes de tulipes. Elle continue par la suite d’envoyer ce cadeau annuel constitué de milliers de bulbes. Cette tradition continue après son accession au trône en 1948. Le don de tulipes est encore une tradition de nos jours et, chaque année, la population et la famille royale hollandaises envoient chacune 10 000 bulbes au Canada en reconnaissance des liens étroits qui unissent les deux pays. – Historica Canada


À Lansdowne Park, un rassemblement de voitures anciennes avait lieu à côté d’un des points central du festival des tulipes. L’occasion de faire une pause et de regarder la carte avant de nous remettre en route.

C’était sans compter sur le civisme d’un homme qui interpelle les filles en disant quelque chose dans le goût de « Do you guys need any help? ». M’étant légèrement éloigné du groupe à cet instant, je les vois s’écarter de l’homme en formant un arc de cercle de plus en plus grand. Dans un même mouvement je les vois se tourner vers moi en disant « euhhhh, François ? », d’une seule voix désemparée. Je dois t’avouer, lecteur, que ça m’a bien fait rire ! Et je résumerai cette situation comme ça :

À Montréal, tout le monde parle français et anglais. À Ottawa, tout le monde parle anglais et français.

Nous continuons notre périple en direction du nord et de notre hôtel où nous déposons nos sacs avant de repartir vers notre dernier parc en faisant un crochet par le parlement pour le voir une première fois de l’extérieur.

Vue de notre hôtel

Magnifique bâtiment ancien, le parlement est devancé par une grande étendue d’herbe, l’occasion rêvée pour prendre des photos originales n’est-ce pas ?

Morgane se dit qu’Anaïs pourrait tenir Clémence pendant qu’elle fait le poirier pour la prendre en photo. Et puis tant qu’on y est, Anaïs pourrait également se dépêcher de sortir du cadre pour que Clémence apparaisse seule sur la photo, non ? Et bien oui…

Après ces péripéties, on se retrouve au Major’s Hill park ou des locaux jouent aux échecs, se lancent un frisbee, se font bronzer ou déambulent simplement. Nous contemplons quelques œuvres d’art et nous reposons un moment pour apprécier la vue du parlement depuis le parc.

La fatigue et la faim commencent à se faire sentir et nous décidons de ne pas attendre une heure le coucher du soleil mais plutôt d’aller nous poser dans un restaurant. Après vingt minutes à errer en quête d’une auberge qui répondrait à toutes nos exigences, nous arrêtons enfin notre décision. La commande passée en franglais et les plats modifiés deux fois avant d’arriver à table sont notre quotidien dans la dream team rebaptisée les indécis pour l’occasion. Haha ! La patience de la serveuse était telle qu’au moment de l’addition, nous avons été plutôt généreux en tips. Générosité instantanément retournée pour ma part lorsque je lui donne $40 pour une addition de $27 + $5 de tip (soit $32 si tu suis bien), qu’elle s’en va chercher le change et qu’elle me rend $32 avec le sourire en disant qu’elle a bien pris les $5 de pourboire comme je lui avais dit. J’aurais donc payé mon repas $8 moins $5 de tip soit $3 !
Juste assez d’économie pour terminer le repas avec une petite glace pour certains et une queue de castor pour d’autres !

Un genre de beignet plat avec bananne et nutella on top !

Notre première journée s’achève en rendant ses lettres de noblesse à la belle Ottawa, l’espace d’un instant renommée « Awatto » car nous venions de l’arrière desdites lettres. Il nous a fallu quelques secondes pour nous en rendre compte, un joli moment de solitude partagé.

 

Après une nuit quelque peu mouvementée, nous prenons le déjeuner au pied du monument commémoratif de guerre d’Ottawa devant lequel des soldats se relayent au son d’une cornemuse.

Nous nous retrouvons peu après à l’entrée du parlement et, après avoir passé les différents contrôles de sécurité, nous rencontrons notre guide pour l’heure à venir : Émilie.

Pour faire simple, si vous avez vu Harry Potter : le parlement jouit d’une ambiance à la Poudlard : des murs en pierre (de Tyndall), habillés des portraits des premiers ministres peints dans de grands cadres, du bois vernis et des vitraux.

La salle des communes est magnifique

Le plus marquant restera pour nous la bibliothèque…

À noter qu’il est possible, via ce formulaire en ligne, de faire une demande pour récupérer l’un des drapeaux ayant flotté au dessus du parlement car il est renouvelé quotidiennement. Deux conditions : être citoyen canadien et être patient : en 2012, la file d’attente pour avoir un drapeau était de 35 ans.

C’est malheureusement déjà pour nous le moment d’aller prendre le car retour pour Montréal et nous finissons la soirée en beauté avec un match d’impro de la ligue d’improvisation de Montréal en compagnie d’Alexandre !

De bises à toi et à très bientôt !

Laury et François

4 Comments

  1. jo

    je me tâte à remplir le formulaire. Qui sait, dans 35 ans je serais peut-être citoyen canadien!
    Bise

    1. François

      Haha qui sait oui ! 😀

  2. ANNY et ROGER

    A nouveau, nous venons de prendre connaissance de votre blog. Ecrit par Laury ou François, nous ne nous lassons pas des cours d’histoire et de géo, sans parler des anecdotes croustillantes que vous nous faites partager. Nous sommes aussi subjugués par vos photos de qualité exceptionnelle.

    Bisous à vous 2.

    1. François

      Merci pour vos commentaires, on essaye d’y mettre du cœur ! 🙂

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