Canada

Une aventure dans la péninsule du Yucatán

Hola chiquitos ! Hola chiquitas !
Voici un nouvel article pour vous raconter un peu nos nouvelles aventures au Mexique !!! Et oui et oui vous avez bien lu, nous sommes partis une semaine au Mexique et plus exactement dans la région du Yucatán et du Quintana Roo.

Nous avons fait un petit road trip de 8 jours, c’est-à-dire que nous avons visité plusieurs villes et villages tout en dormant à des endroits différents pratiquement tous les soirs ! Et nous allons vous conter notre échappée !

Attention, cet article est très long !

(mais vous êtes autorisés à le lire en quelques minutes, quelques mois ou quelques années)

Jour 1 : Cancún – Valladolid

Après un réveil à 4h du matin, un petite frayeur de louper notre bus pour l’aéroport et nos passeports qui ne nous permettent pas tout à fait de monter dans l’avion sans vérification par les autorités, nous atterrissons enfin à Cancún. Cette ville étant hyper touristique et envahie par une quantité d’hôtels et de clubs med, nous avons décidé de ne pas nous y arrêter et de partir directement pour Valladolid. Et pour cela il fallait une voiture !

Nous arrivons à 11h50 à Cancún, sous un ciel chargé, une température étouffante et un air très humide ! Première expérience du climat tropical ! Nous passons de 0° à Montréal (où la neige et la pluie verglaçante sont arrivées après notre départ) à 35° à Cancún !

Un mini bus nous emmène jusqu’à l’agence de location et après un certain temps d’incompréhension sur le prix avec l’agent, nous voilà partis pour 2h de route vers Valladolid, notre première destination. Ah non, une petite minute ! C’est avec grand sérieux que l’agent de location nous donne une feuille avec des instructions (en anglais) et il nous dit (en espagnol) de bien la lire avant de conduire. Ce petit feuillet conseille :

  • De ne pas mettre tout l’argent dont l’on dispose au même endroit car les policiers peuvent nous arrêter et donc nous racketter (et il y a des postes de police quasiment à chaque entrée et sortie de village).
  • De rouler 5km/h en dessous de la limite pour ne pas risquer de se faire arrêter par la police.
  • De ne jamais payer en carte bleu quand on prend de l’essence et de toujours garder un œil sur le pompiste pour vérifier qu’il met la bonne quantité dans la voiture et non pas ailleurs !
  • (On nous a aussi conseillé de ne pas sortir ou de conduire la nuit).

Ça rigole pas hein ?! On peut donc vous dire que tout notre argent (5600 pesos mexicains = $400 et en sachant que en moyenne, les mexicains touchent 7000 pesos par mois dans cette région) a été caché dans : les chaussures, les livres, un peu dans les porte-monnaie et surtout… dans mon soutien-gorge !

Nous voilà donc sur les routes mexicaines pour rejoindre la première ville. On vous laisse imaginer une petite autoroute deux voies (en bon état) éternellement longue et droite ! Seulement droite ! Des arbres verts tout le long de cette route sans une seule habitation ! Souvent des hommes seuls qui marchent sur le bord de la chaussée mais aucune idée d’où ils viennent car on ne croise pas de village ! Beaucoup de vélos et des triporteurs.

 

Bref, après quelques heures de route, nous arrivons à Valladolid pour y passer deux nuits. Nous nous installons en premier dans notre logement, puis nous allons faire un tour sur la place centrale qui est située à deux pas de notre chambre. Les villes mexicaines sont apparemment toutes formées de la même façon, c’est-à-dire d’une place au centre de la ville avec son église, son parc et sa mairie. Nous assistons à des danses folkloriques à destination des locaux et des touristes de passage.

Après un premier petit repas typique mexicain et de bons cocktails pas chers, nous rentrons vite nous coucher, d’abord parce qu’entre l’avion et la voiture on n’était pas très frais et puis parce que la nuit allait tomber et que rappelez-vous, on ne doit pas trop sortir le soir à ce qu’on dit (et je ne veux pas jouer avec le feu !).

Jour 2 : Valladolid

Une bonne nuit de sommeil (ou pas… merci la chaleur et la circulation !), on se lève avec de nombreux boutons de moustique (dont un sur l’œil pour moi) et avec la peau archi-poisseuse (merci le climat tropical !). Notre hôte mexicaine nous propose un petit déjeuner au goût du pays ! Et c’est avec plaisir que nous acceptons. Nous voilà avec une belle omelette aux oignons, poivrons, tomates et piments : un petit déj qui pique ça sort de l’ordinaire !!

Nous prenons ensuite la route (sous la pluie et l’orage) pour visiter notre première zone archéologique maya à Ek Balam. Sans réseau téléphonique et sans GPS nous nous retrouvons dans le village de Ek Balam (qui signifie « jaguar noir ») et non pas dans le site archéologique… Nous découvrons alors un village maya extrêmement « pauvre » dans son architecture : des petites maisonnettes faites de quatre murs en béton et d’un toit en feuilles de palmier sont éparpillées un peu partout. Des petits feux se trouvent devant les maisons où des viandes sont grillées. Tout ça est très dépaysant.

Après avoir réussi à trouver comment se rendre sur le site, nous voilà à Ek Balam, ancienne cité maya (toujours sous la pluie) ! Un mexicain sur le parking du site nous explique qu’il est là pour surveiller notre voiture (de quoi ? On ne sait pas) le temps de notre visite et nous comprenons bien qu’il faudra lui donner un petit quelque chose en retour.
L’entrée sur le site est tout simplement magique pour nous. Il faut traverser la jungle via un sentier aménagé pour rejoindre les restes des temples. Le son de la pluie qui tombe se mêlant aux chants des oiseaux tropicaux et au tonnerre… nous ont tout simplement subjugués. C’est dans ce calme très apaisant que nous nous retrouvons seuls « au milieu » de la jungle.
Nous avons trouvé les temples très beaux et il nous était possible de monter sur leur sommet pour contempler la vaste jungle de haut (on peut aussi se rendre compte qu’on est bien perdus : aucun autre bâtiment en vue !).

Petite anecdote, j’ai été si enthousiaste et surprise de trouver un iguane sur les roches du temple que j’ai crié un peu trop fort… et il a déguerpi avant même d’avoir eu le temps de le photographier… Ça a bien fait rire François !

Après le temple, nous rentrons sur Valladolid pour visiter un peu mieux la ville, mais aussi pour visiter notre premier cenote (prononcé « cénoté »). Un cenote est un gouffre dû à un effondrement du sol formant un puits naturel rempli d’eau douce (et parfois partiellement d’eau salée s’il est proche de la mer). Pour info, cenote signifie « puits sacré » et les mayas construisaient leurs cités à proximité de ces derniers. De nombreux sacrifices y étaient réalisés pour leurs dieux et de nombreux ossements humains ont été retrouvés au fond de certains cenotes… Aujourd’hui plus de sacrifices mais de belles baignades pour les locaux mais surtout les touristes !
Le cenote Zacì se trouve au milieu de Valladolid, son diamètre fait près de 40m et sa profondeur varie entre 25 et 30 m ! Eh bah c’est vraiment spécial de nager dans une eau trouble en essayant de ne pas penser qu’il y a plus de 20m de fond !! Frissons garantis !

Avant de passer au 3ème jour, une dernière anecdote de cette journée. Sur la route pour aller au temple, nous n’avons croisé que très très peu de voitures. Puis dans un virage, une camionnette s’arrête sur le bas côté. Pour rire on se dit que les mecs viennent sûrement jeter un corps dans les fourrées puisque c’est un coin paumé où il n’y a rien (mais vraiment rien, juste la jungle). Rassurez-vous, les mecs n’ont pas jeté de corps, ils sont simplement sortis de leur voiture avec des gros fusils à pompe !! Pour quoi faire ? Personne ne saura jamais ! Haha

Jour 3 : Chichén Itzá – Mérida

Au réveil, petit déj mexicain bien piquant ! L’estomac de François commence à se plaindre de la consommation si soudaine de tant de piments ! Mais les piments ne sont pas les seuls fruits (oui oui, le piment est un fruit) que l’on découvre au petit déjeuner. Notre hôte, Yoko, nous fait également goûter au mamey aussi connu (ou pas) sous le nom de sapote. Pour vous donner une idée : ça goûte un peu comme un gros avocat sucré et c’est rose.

Aujourd’hui, départ pour l’une des plus importantes cités Maya (donc très touristique). Nous partons tôt le matin pour éviter les cars remplis de touristes et nous utilisons la route 180. Mais qu’est-ce ? En gros, pour traverser la péninsule du Yucatán de l’Est à l’Ouest il existe deux routes, toutes les deux aussi droites et longues ! La 180 D qui est payante style autoroute ou tu ne rencontres aucune ville ou village et donc aucune habitation. Et la 180, gratuite et légèrement plus longue car tu passes par tous les petits villages mexicains. Nous avons donc choisi la 180 pour économiser un peu d’argent et pour passer par les villages.

Passer par les villages nous fera alors réaliser plusieurs choses :

  • Tout d’abord, hors des « grandes » villes, la vie semble assez simple : des vendeurs bordent les routes pour vendre des fruits frais ou des grillades ; quelques maisons sommaires dans lesquelles on trouve rarement des lits et toujours des hamacs (forcément avec la chaleur c’est plus pratique) ; des chiens errent de partout dans les villages, littéralement partout.
  • Ensuite le Coca Cola, fléau du Mexique, est tel qu’on l’avait vu dans les reportages. Le Mexique est un des pays les plus consommateurs de Coca Cola au monde et certains mayas pensent qu’il est sacré tellement il est ancré dans la culture. Il est paraît-il moins cher que l’eau en bouteille dans certaines régions… Toujours est-il qu’il est omniprésent avec des publicités sur tous les murs de n’importe quelle ville, des camions, des réfrigérateurs, etc.
  • Enfin, la corruption semble être le second fléau du pays. Les candidats aux élections présidentielles parlent tous de ça à la radio et nous avons même vu une affiche dans une mairie qui demandait de ne pas soudoyer le personnel.

Nous arrivons à Chichén Itzá, la fameuse cité maya où l’effet est aussi saisissant que pour Ek Balam, dans un style différent. Beaucoup plus aménagé, le site archéologique est précédé par des dizaines de guides touristiques essayant de nous alpaguer. À l’intérieur, nous empruntons des sentiers bordés par des vendeurs de souvenirs en tous genres qui n’ont pas eu le temps de complètement s’installer, ce qui nous permet de passer au travers facilement.
Et là se dresse devant nous El Castillo, le temple maya le mieux conservé de la région, haut de 24m et magnifiquement illuminé par le soleil matinal, magistral. Le site est entouré de nombreux autres édifices en pierre tous sculptés d’images de dieux mayas, de crânes, de symboles calendaires… Sans oublier qu’étant toujours au milieu de la jungle, les lieux sont arpentés de nombreuses espèces d’iguanes et d’oiseaux.

Une fois bien réchauffés par le soleil, nous nous rendons à l’un des cenote alentour nommé Ik kil, très touristique lui aussi. Il est profond de 40m et d’un diamètre de 60m qui nous fait nous sentir vraiment petits. Le niveau de l’eau est à plus de 25m sous le niveau de la terre et nous devons descendre de grands escaliers pour arriver à l’eau. De grandes lianes tombent depuis la surface de la terre jusqu’à l’eau et viennent ajouter à sa grandeur. Si vous vous posez la question, des professionnels ont déjà sauté depuis le bord du gouffre.

Après une courte baignade et une sieste sous les palmiers dans un hamac, nous reprenons la route pour Mérida où nous récupérons l’appartement pour les deux nuits suivantes.

Jour 4 : Mérida

Aujourd’hui, nous décidons de laisser la voiture de côté pour ralentir un peu le rythme du voyage et nous concentrer sur la découverte de cette nouvelle ville. Notre appartement se situe à proximité du Paseo de Montejo qui est une très belle avenue sur laquelle se situe le musée d’histoire et d’anthropologie. Nous y passons quelques temps et découvrons les grands événements de l’histoire des mexicas (que nous appelons abusivement « aztèques ») et des mayas. Nous apprenons aussi beaucoup sur les sacrifices, les divinités et croyances mayas.

L’anecdote du jour : retirer 5000 pesos (un peu moins d’un mois de salaire environ) à la banque, se retrouver avec une liasse de billets de 500, essayer d’expliquer en espagnol au guichet que le DAB nous a donné des grosses coupures et qu’on aimerait des plus petites pour éviter de payer un taco à 12 pesos avec un billet de 500…

Sur certaines places, déambuler est une épreuve tant les marchands sont insistants. C’est vraiment impressionnant (et un peu énervant) quand 3 serveurs de 3 bars différents viennent nous aborder en espagnol pour nous offrir leurs meilleurs prix… en même temps. Comme nous ne savions même plus où donner de la tête, nous avons choisi de déguerpir vite fait !
Notre visite se poursuit dans le cœur de la ville où l’on découvre un marché immense (mi-ouvert/mi-couvert) où l’on peut acheter tout ce qui se mange ou se boit dans le Yucatán, ainsi que des vêtements, des chaussures, de la déco, des objets divers et variés.
Ce marché a vraiment été un moment enrichissant de notre voyage. Mérida étant une grande ville (la capitale même du Yacatan) nous pensions y trouver beaucoup de touristes. Seulement non, tout au moins dans ce marché : nous nous surprenons à être les seuls blancs ! Impression bizarre mais assez unique. Et puis ça nous a permis de vraiment observer la vie des mexicains dans cette ville : leurs « petits » boulots, leur rythme de vie, leur alimentation, la confection de tortillas de maïs, leurs conditions de vie… Et enfin, nous avons même complété notre collection d’oiseaux tropicaux en apercevant un énorme vautour charognard se poser sur un toit ! Époustouflant !

Nous avons passé une journée assez tranquille à nous balader dans les ruelles et nous arrêter dans les cafés (d’ailleurs les chocolats frappés sont vraiment excellents !). Nous pourrions encore écrire beaucoup sur cette ville tellement nous avons vu de choses mais l’article est déjà bien rempli !

Chocolats frappés ! *miam*

Jour 5 : Tixkokob et Izamal

Pour cette cinquième journée nous quittons Mérida pour rejoindre une nouvelle fois Vallalodid. Cependant, nous souhaitons faire un petit détour par Tixkokob et Izamal. À un peu moins d’une heure de Mérida se trouve le village de Tixkokob où le tissage traditionnel de hamac est très pratiqué. D’ailleurs, de nombreux hamacs fabriqués ici sont vendus à Mérida et dans d’autres villes.
Nous nous attendions à un tout petit village mais il s’est avéré être pas mal grand ! Et à force de tourner en rond avec notre voiture dans les quartiers, un taxi-triporteur nous a proposé de l’aide et nous a gentiment guidé jusqu’à chez son ami Juan, tisseur de hamacs et également chauffeur de taxi-triporteur !
Nous sommes accueillis dans une partie de la maison de Juan qui est remplie de hamacs de toutes les couleurs ! Nous avons le droit à une démonstration de tissage et un passage à la pratique, puis nous essayons différents hamacs : leurs tailles (1 ou 2 places), leur matériau (nylon, coton, camaño) et leurs techniques de tissage (crochet ou grosse aiguille en bois) ce qui rend le maillage plus ou moins serré.
Après une petite heure avec Juan et son ami, nous repartons sur la route en direction d’Izamal avec un second hamac dans le coffre !

Nous voici donc vers midi à Izamal aussi appelée « la ville jaune ». Un titre en effet très pragmatique car tous, mais vraiment tous les murs sont jaunes ! Nous visitons dans un premier temps Le Convento de San Antonio de Padua, un couvent crée en 1562 sur la plus imposante pyramide d’une ancienne cité maya. Étant un peu en hauteur, nous pouvons observer la ville jaune en contre-bas.
La fatigue de la route et du rythme du voyage se fait légèrement sentir alors nous déambulons un peu dans la ville pour trouver de quoi manger et surtout s’asseoir un peu à l’ombre !
C’est dans un mini marché couvert que nous goûtons à des tacos à la dinde préparés par une famille mexicaine.

Pour une troisième et dernière fois de la journée, reprise de la route pour une nouvelle nuit à Valladolid. La route est toujours aussi longue et droite mais cette fois ci, elle est particulièrement sale et polluée ! C’est comme si des centaines de sacs de déchets avaient été jetés ou même éparpillés tout le long du trajet sur le bas-côté…
Nous repérons également de nombreux objets accrochés dans les arbres. Et à chaque objet, un petit sentier se dessine à travers la jungle. Nous déduisons alors que ces objets sont un moyen de repérer les chemins en guise de panneau de signalisation !
Sur cette route nous avons eu aussi la chance d’observer un groupe de vautours (les urubu noirs) installés au milieu de la chaussée qui étaient en plein festin (autre anecdote)!

Pour clôturer notre journée, nous avons visité un autre quartier de Valladolid que nous n’avions pas vu à notre premier passage. Celui-ci s’est avéré beaucoup plus « luxueux » avec ses jolies rues pavées et ses magasins so chics (et chers !). Puis nous avons fini la soirée au restaurant pour déguster « la sopa de lima » (soupe de lime), le « poc-chuc » (viande grillée avec sa purée d’haricots rouge), le « queso fundido » (beaucoup de fromage fondu avec des légumes, de la merguez et des tortillas) et enfin une boisson à base d’ananas et d’épinard !

Exposition dans l’hôtel de ville sur l’histoire du Mexique

Jour 6 : Tulum

Pour ce sixième jour, départ pour la Riviera Maya, c’est-à-dire la côte est de la péninsule qui borde la mer des caraïbes (ça le fait hein ?!). Nous passerons la nuit à Tulum. Mais avant ça, sur une nouvelle route (tout aussi longue, droite et sale), nous faisons un arrêt au Gran Cenote pour nous rafraîchir et en prendre plein les yeux !
Ce cenote est comme son nom l’indique, très grand ! Il est d’une part à ciel ouvert et d’une autre couvert par des cavernes. Littéralement, nous avons pu nager dans une eau limpide (parmi les poissons et les tortues) entre les stalactites de la caverne qui mesuraient certainement plus de 8 mètres et qui s’enfonçaient dans l’eau jusqu’à pratiquement toucher le fond du cenote !  Nous avons traversé la caverne en observant sous l’eau les poissons et en observant au dessus de nos têtes les chauves-souris endormies sur la roche et les drôle de petits oiseaux (les hirondelles à front brun) cachés dans les recoins de la grotte ! Ce fut un moment plus que magique et vraiment unique.

Après la baignade nous reprenons la route pour visiter la zone archéologique de Tulum, une autre ancienne cité maya qui fait face à la mer du haut de sa falaise. Le site est très touristique (comme toute la Riviera Maya) et pour cela il a été très aménagé… Organisation des palmiers, des cactus (on n’en avait encore pas vu depuis notre arrivée), pelouse ultra verte… Ça rend le lieu un peu moins authentique. Cependant le paysage reste très beau, les iguanes sont encore là à se prélasser, nous découvrons de nouveaux oiseaux (encore ! Et oui il y a plus de 4500 espèces dans le Yucatán!) et  nous avons même pu croiser un coati !

Faudrait pas se laisser mourir de faim tout de même !

Vous avez pu remarquer que depuis le début de l’article tout s’est extrêmement bien déroulé… Et bien on a quand même eu quelques émotions fortes (enfin surtout moi…). Un magnifique pélican brun survole le site maya. Il est énorme et je tente de le photographier. Mince, il va vite et je n’ai pas bien réglé l’appareil, la photo est ratée. Tant pis, je la supprime et recommence… Oh non… Je supprime TOUTES les photos de l’appareil ! C’est-à-dire toutes les photos depuis le début du voyage ! Je me décompose, je déprime, je me hais ! Un long deuil débute… Il me faut presque 2h pour me remettre de cet événement bien trop tragique… Bon allez, pas de suspense, François a pu récupérer les photos à notre retour à Montréal. Ouf ! Vous excuserez alors nos dernières photos qui n’ont pu être prises qu’avec les téléphones et qui sont de moindre qualité.

Bon, malgré ma joie de vivre qui se lit sur mon visage, nous finissons notre tour dans le site archéologique puis nous allons nous poser sur les plages mexicaines ! Après des petits cocktails et avoir goûté les « tamales » (pains de maïs cuits sur le grill en papillote dans des feuilles de palmier ou de bananier, fourrés à la viande, au fromage ou aux légumes), nous allons nous coucher pour oublier tous nos malheurs ! Haha.

Tamales au BBQ, pas mauvais accompagnés de sauce au piment !

Jour 7 : Playa del Carmen et Puerto Morelos

Après une bonne nuit de sommeil à Tulum dans un endroit très calme, nous partons pour notre dernière destination : Puerto Morelos, un petit village portuaire. Mais avant ça, nous voulons nous arrêter à Playa del Carmen, une ville très très touristique qui valait apparemment le coup d’œil. Pour tout vous dire, nous y sommes restés 1h30 pour boire un verre et marcher dans la fameuse rue piétonne : la 5ème avenue. La foule de touristes, la chaleur écrasante et l’unique paysage constitué de magasins nous a fait fuir rapidement.

Nous fuyons alors vers notre dernière ville. Puerto Morelos se trouve être le seul village sur la Riviera Maya encore un peu typique, peu fréquenté par les touristes et il est le meilleur spot pour plonger et observer la barrière de corail (classée deuxième plus grande du monde).
Affamés, nous nous arrêtons manger dans un petit restaurant en bord de plage pour finir par une sieste sous les cocotiers ! Les plages de Puerto Morelos sont protégées écologiquement et il est interdit de ramasser les algues sur la plage. Ne vous attendez pas alors à de superbes photos de carte postale mais c’était tout de même un petit coin de paradis. Avec l’eau claire, le soleil, les petits marchands de plage qui vendent des fruits frais pré-coupés et des noix (contrairement aux beignets et chouchous en France !) et les formations d’oiseaux majestueux dans le ciel (les pélicans bruns, les frégates superbes et les mouettes atricille) c’est très relaxant !

La police avec équipement complet (casque, arme, gilet pare-balles) par 35 degrés sur la plage

Nous finissons notre journée en faisant un petit tour au marché des artisans sur la place principale. C’est le premier soir où nous sortons aussi tard et donc il fait nuit ! C’était vraiment très agréable jusqu’à ce que… je perde mon porte-monnaie… Panique à bord ! Entre les photos supprimées et le porte-monnaie c’est le pompon ! On demande à tous les commerçants s’ils n’ont rien trouvé, on fait le tour de la place au moins dix fois… rien. Il ne nous reste plus qu’à rentrer au logement, nous connecter au wifi et faire une déclaration de perte de carte de crédit à ma banque… N’imaginez pas mon état… Bon pas de suspense non plus,  le porte-monnaie va bien, il était en fait sur le lit de notre chambre depuis le début ! Et oui je suis comme ça, j’aime mettre un peu de piment dans nos voyages !

Jour 8 : Dernière journée au Mexique

Pour cette dernière journée, ce sera tout doux et tout tranquille. Nous commençons par visiter le jardin botanique de Puerto Morelos qui possède un sentier de deux kilomètres traversant la jungle. On peut y voir les différentes espèces de plantes et d’arbres de la région, des ruines mayas, un ancien campement où était récolté et produit du chewing-gum naturel mais aussi des oiseaux, des iguanes et si on a de la chance, des singes araignées.
En prenant le sentier, nous ne nous attendions pas à nous retrouver au beau milieu de la jungle dans des chemins pas du tout aménagés, à zigzaguer entre les arbres tropicaux ! Nous avons surpris un serpent qui a vite déguerpi, vu de très beaux papillons, entendu de magnifiques chants d’oiseaux et observé d’énormes iguanes ! Nous n’avons pas eu la chance de voir les singes. Nous avons cependant pu monter traverser un pont de singe et grimper dans un observatoire pour surplomber la jungle. Nous étions vraiment au beau milieu de nulle part dans une végétation extrêmement touffue et vue d’en haut, l’immensité nous a frappé !

Après avoir beaucoup marché, il était impensable de ne pas aller se baigner ! Direction donc la plage pour finir la journée à nous prélasser au soleil. Pour une dernière anecdote, sachez que François a réussi à se faire faire caca sur le front (en plein milieu !) par un oiseau, fou rire garanti ! Et c’est la deuxième fois durant le voyage !

Pour notre dernière soirée, un petit resto s’impose pour goûter à de nouveaux mets ! Le nopal et le mole. Le nopal est la préparation d’un cactus qui se mange tel un légume et le mole est une sauce au cacao et aux épices qui accompagne le poulet. Délicieux !

Un dernier regard sur Puerto Morelos

Pour conclure ce long article, nous avons adoré notre voyage au Mexique ! Nous avons découvert une nouvelle culture et architecture, une nouvelle alimentation, un nouveau climat mais surtout (ce que j’ai préféré) une nouvelle faune et flore ! Ce fut un voyage intense avec nos nombreuses émotions et découvertes. Nous en avons pris pleins les yeux (et plein le ventre !). Nous avons préféré les premières journées qui se sont révélées plus authentiques que les derniers jours dans les villes balnéaires (qui s’assimilent un peu à la côte d’azur au mois d’août).

Un grand bravo pour ceux qui on réussi à lire jusqu’ici mais faire plus court aurait été bien trop dur par rapport à tout ce que nous avons vu et vécu. Tout ceci n’est qu’un résumé !
Nous vous embrassons tous très fort !

A très vite,

Laury et François

 

 

3 Comments

  1. Sylvain Tillon

    J’adore vos histoires 🙂

  2. Line

    Coucou !!!
    Toujours super chouettes vos histoires… On s’y croirait vraiment ! Rien que pour ça encore un énorme MERCI. Et promis, la prochaine fois, je me planque dans vos valises pour vous suivre dans tous vos périples, tellement ça fait envie.
    N’oubliez pas de vous reposer un peu entre 2 aventures, quand même !
    Des énormes bisous !!!
    Maman Line

  3. ANNY et ROGER

    Après un petit périple au Grau du Roi, nous ne découvrons votre nouvel article qu’aujourd’hui.
    et si si, nous l’avons visionné en une fois en ayant pris beaucoup de plaisir.
    Encore 1000 MERCIS de nous faire partager tous ces moments intenses.
    Nous voyageons avec vous et apprenons des tas de choses venant enrichir notre culture.

    Bisous à tous les 2 et bravo pour vos textes, photos, reportages.

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