Canada

Une fin de semaine à Québec

Allô lecteur, j’espère que tu vas bien.

Le week end passé, nous sommes allés profiter du cadeau de Noël de Laury : une balade en traîneau à chiens chez Manitou Mushers, proche de Trois Rivières.

Étant donné que c’est assez proche de Québec (ville), on s’est dit : autant faire d’une pierre deux coups et aller faire un peu les touristes du côté de la capitale de la province où nous habitons. Oui, Montréal est la plus grande ville du Québec, mais Québec (ville) est la capitale historique du Québec (la province donc). 

Et comme Québec se situe à 260km / 3h de voiture de Montréal et qu’ensuite nous prévoyons un crochet par Manitou Mushers, nous avons fait le choix de louer une voiture. Nous avons aussi décidé de dormir dans un AirBnB à Québec en prenant le moins cher possible.
Pour le logement, c’était rapide et on s’en tire pour $35 la nuit. Pour la voiture c’est un peu plus galère et c’est surtout beaucoup plus cher.
« Location de voiture pas cher Montréal” ; “Montréal car rental budget”… tous les mots clés y passent et on finit par trouver un pick-up. Après tout, on ne sait pas à quoi va ressembler le terrain vers Trois Rivières…

La météo n’est pas vraiment de notre côté, il faut bien l’avouer : le ressenti attendu pour le week end oscille entre -28 et -38 avec de la neige… À cette température, on parle pas d’une belle neige qui tombe lentement mais plus d’un blizzard qui brûle le visage.

Samedi matin, récupération de la “voiture” de location, en fait c’était un camion. Un Ford F150 pour être précis.

15L/100km en moyenne…

C’est gros, ça fait du bruit, et ça boit l’essence à grandes gorgées, mais on s’y fait bien et nous voilà partis sur l’autoroute (qui ici est gratuite). Les 3 heures de route passent rapidement au rythme des radios tout en anglais qui diffusent des titres dont on n’a pas l’habitude en France (Kansas, The White Stripes, Eagles…) et nous arrivons vers 12h30 à bon port : Québec City !

On dépose quelques affaires chez notre hôte d’un soir, juste le temps qu’il faut pour récupérer les bons tuyaux pour visiter la ville en un après-midi et nous voilà repartis au volant de notre gros pick-up direction : les chutes de Montmorency !

Il faut bien le dire : merci Kenny et Sophie pour le tuyau. Ces chutes sont vraiment époustouflantes, tout autant que le trajet pour s’y rendre.

Imagine…

À 15 minutes de la ville, tu prends l’autoroute longeant le Saint-Laurent et tu t’aperçois que ce dernier ressemble à une mer agitée en peinture : des milliers de petites vaguelettes toutes gelées et blanches sont là, immobiles.

 

Tu continues un peu et arrives sur une cascade d’une trentaine de mètres dont la seule partie encore liquide est celle qui est en train de tomber. Le haut comme le bas sont complètement figés, recouverts par une épaisse couche de neige, le tout bercé par un vacarme incessant et un froid glacial. C’est un peu comme si la chute était le présent, l’amont le passé et l’aval le futur. Sur le pont qui surplombe les chutes, une vue plongeante sur le Saint-Laurent s’offre à nous. On aurait envie de rester des heures, mais les minutes sont très longues par ce froid extrême (-38 degrés) et il est vraiment difficile de prendre ne serait-ce que quelques photos. Alors on saute sur place et on danse un peu.

 

On peut également voir un escalier en zig-zag qui descend le long des chutes et finit par se perdre sous la neige, puis des traces de pas qui partent de ce dernier et traversent l’étendue d’eau gelée. En les suivant du regard, on peut apercevoir un groupe de grimpeurs en train de se réchauffer pour démarrer l’ascension d’une chute de glace.

 

Tout simplement magique.

Mais comme toutes les bonnes choses ont une fin, il a bien fallu retourner en ville pour se réchauffer et continuer notre visite. 

Québec est une ville portuaire dont le centre est complètement fortifié. Les remparts sont vraiment bien conservés et l’architecture impressionnante.

 

Alors évidemment, il y a plein de boutiques pour les touristes, mais l’une d’entre elles a fait particulièrement plaisir à Laury : la Boutique de Noël de Québec. Ambiance de Noël toute l’année, magasin décoré à plus en pouvoir, retour en enfance garanti !

 

Après ça, nous sommes allés visiter la Basilique-cathédrale Notre-Dame de Québec qui est exceptionnelle, je vous laisse juger :

 

Puis le musée de l’Amérique francophone nous a offert une visite géniale, où l’on a appris plein de choses avec un guide passionnant dans un cadre riche en histoire, le tout pour seulement $5 ! On a découvert les premières expéditions en nouvelle France jusqu’à la reprise des territoires par les britanniques. Ça nous a donné envie d’en savoir plus alors on a acheté l’histoire du Québec pour les nuls…

Cette journée s’est conclu par un dernier tour vers le port pour découvrir ses belles rues décorées.

Un bon brunch pour démarrer un dimanche, c’est l’idéal !

Dimanche, après en avoir pris plein les yeux à Québec, nous avons repris la route pendant une heure et demie à l’ouest pour nous rendre chez Manitou Mushers. À ce stade, peut être que tu te demandes pourquoi on est allés faire du traîneau si loin de Montréal. C’est vrai, il y a plein de lieux où faire du traîneau à chien, même à l’intérieur de Montréal !

En réalité, le hasard ne nous a pas amenés ici, c’est sur les conseils d’un inconnu total via Facebook que nous avons découvert Manitou Mushers. Réputé comme étant un ranch canin qui prend soin de ses animaux et de ses visiteurs, je te laisse juger par toi même : http://www.manitoumushers.ca/traineau-a-chiens/

Toujours est-il qu’on est sur cette route vraiment très “Nord Américaine” : des lignes droites immenses, des granges sur le bord de la route, on traverse un pont qui passe au dessus d’une rivière gelée sur laquelle des moto-neige font la course, tout nous émerveille !

On croise souvent des acteurs de Transformers

 

Au bout d’un certain temps sans croiser âme qui vive, le GPS nous demande de quitter la route au milieu de rien et on se gare dans un petit parking dans les bois.

Nous voilà donc en train de nous tortiller dans le pick-up pour nous habiller le plus chaudement possible avant de sortir, heureusement que nous sommes arrivés en avance…

On descend de la voiture : silence et froid. En réalité on “saute” de la voiture plutôt… À travers les branches, on aperçoit quelques toutous excités en train de courir dans la neige, on est au bon endroit !

Au milieu des chenils et différents « abris » et les pieds dans 50 cm de neige, alors que l’on cherche l’entrée, une jeune femme sort d’une des cabanes environnantes, le sourire aux lèvres et nous fait signe de venir nous abriter du froid. C’est Anne-Marie, l’un des deux mushers du ranch.

On passe le sas d’entrée pour éviter que les chiens ne sortent et nous voilà chez Anne-Marie et Maxime, au coin du feu, entourés d’une dizaine de chiens dans la cuisine. Leur maison est simple et rustique : une pièce circulaire qui sert de salle à manger / cuisine / chenil pour chiens frileux (environ 10m2) ; un petit escalier mène à leur chambre au dessus. Il n’y a ni eau ni électricité et Maxime et Anne-Marie donnent à manger à leur 30 enfants 5 fois par jour à cette période de l’année (le dernier repas est à 2h du matin)…

Pendant qu’Anne-Marie passe en revue notre équipement, on apprend qu’elle travaillait dans les bureaux à Montréal avant de tomber amoureuse du milieu canin (« J’avais tout : le tailleur et les talons hauts » comme elle dit !), mais aussi qu’elle est fière de ses racines algonquines : un peuple autochtone Québecois. Elle prend vraiment soin de nous aider à nous équiper, nous rajoute des chaufferettes dans les bottes et les moufles et éclate de rire quand je lui dis qu’on a des chapkas :

Haha, ici t’es au Québec et ça, c’est pas une chapka, c’est un kasse-de-poêle (casque de poils) !

Nous sortons ensuite pour tester l’équipement et pour qu’Anne-Marie nous présente les chiens. On fait le tour de tous les chenils pendant près de 20 minutes pendant lesquelles on découvre toute la généalogie de leurs petits protégés. Quasiment aucun husky n’est présent. Et oui, les huskies c’est un mythe de chez Disney mais pour tirer un traineau, ce sont des chiens bien trop poilus qui ont donc tendance à « surchauffer » rapidement.

Pendant ce temps, Maxime enfile les bottes aux chiens, des genre de petits chaussons en tissu pour éviter que la glace se forme entre les coussinets des chiens. Dois-je rappeler qu’il fait environ -35 degrés ?

Tout commence à s’accélérer quand Maxime prépare l’attelage : 1 traineau avec une place assise, 2 co-pilotes à l’arrière, 9 chiens à l’avant. Les chiens sont très vite excités à l’idée de partir et dès que le premier est attelé, les autres commencent à s’impatienter.

Lorsque le dernier chien est attelé, plus une seconde à perdre : Laury saute dans le traîneau et nous voilà partis à travers les chemins et les bois.

 

Tout est paisible, on discute avec Maxime dont les phrases sont entrecoupées de Ji! et de Ho! pour indiquer la direction à prendre aux chiens. On échange de place avec Laury et on se retrouve même sur une voie ferrée inutilisée et recouverte de neige.

Nous finissons quand même par rentrer après cette balade mémorable pour se retrouver au coin du feu. Afin de partager avec nous une facette traditionnelle de leurs origines, Anne-Marie et Maxime nous proposent de faire passer un bâton de parole (qui est un os d’animal) pour donner nos impressions autour d’un bon chocolat chaud.

Un breuvage chaud nous est offert dans le village voisin et cette fin de semaine se conclut tel qu’il a commencé : sous une tempête de neige.

On te fait des bises si tu es arrivé jusqu’ici ! À bientôt !

2 Comments

  1. Line

    Bonjour c ‘ est Alicia ta petite sœur je me suis bien amusé en lisent .Vous êtes super continuer comme çà
    ta petite sœur qui t’ aime
    ————————————————–
    Eh oui, ALICIA s’est amusée à lire votre article à haute voix et c’était que du bonheur !!!
    Ses phrases étaient ponctuées de OUahhhou, Ahh, … et ça lui a fait briller les yeux.
    Vous l’avez fait rêver et vous continuez à nous faire tous rêver.
    Merci !!!
    On vous envoie d’énormes bisous …. Au plaisir de vous lire à nouveau

  2. ANNIE PERRET

    Extraordinaire votre aventure. Merci de nous la faire partager et de nous faire voyager avec vous.
    Quelle expérience vivez-vous là !!
    Nous attendons toujours avec impatience vos articles ponctués de photos.

    Bisous à tous les 2.

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